Être victime d'un pervers narcissique, c'est quoi?

Publié le par Linou

      Tout le monde peut se trouver en position de victime. Ce qui fait la différence avec toi, c'est que tu es victime de ton homme, du père de tes enfants, de celui que tu aimes ou que tu as aimé.
Tu es partagée entre ton besoin de protection et de sérénité, et ton besoin voir, ton obligation de maintenir les liens familliaux.
Tu te sens ligottée.
      De plus, sous les assauts de cet homme, tu as été niée, tu es possédée, vampirisée. Tu n'es pas en possession de tous tes moyens pour te défendre des agressions qui t'ont été infligées.
      Tu dois comprendre aussi que tu n'es aucunement responsable de ton sort, mais que les victimes d'un pervers narcissique ont de part leur éducation, leur chemin de vie, une facheuse tendance à preter le flanc aux abus.

      As-tu su mettre des limites claires à ton homme? N'es-tu pas restée trop souvent en retrait? N'as-tu pas trop souvent privilégié la réaction plutot que l'action? Quand as-tu mis en place une résistance à ton bourreau suffisamment forte pour l'impressionner?

      Pendant combien de temps as-tu ruminé, enragé sans le manifester ouvertement. A quel point as-tu laissé arriver ta révolte intérieure sans rien laisser paraitre? Combien de fois as-tu pleuré sur ton sort auprès de tes proches, sur les forums d'Internet, en te repliant sur toi sans trouver la force et le moyen de contre-attaquer?
L'accumulation des attaques et ton manque de réaction t'ont emmené petit à petit vers la dépression qui maintenant te mine. Tu souffres finalement d'une incapacité à considérer comme inacceptable le traitement qu'on t'a fait subir. Tes propres peurs de l'autorité, ta loyauté, ont été plus forts que ton amour de toi et de ton respect pour ce que tu éprouves.

      Te souviens-tu comment tu as puisé dans les forces de ton mental pour "passer au dessus des affronts", "prendre de la distance", "te rendre insensible aux attaques"? Prends-tu conscience de l'énergie qu'il a fallu pour appliquer cette politique d'évitement. Regarde à quel point tu es maintenant éteinte et remplie d'angoisses.


      Les conseils habituellement donnés aux victimes comme toi, c'est d'avoir recours à la justice, ou de fuire.

      Fuire c'est te laisser détruire complètement socialement par ton bourreau, car tu perds ton job, tes amis, ta famille. C'est devoir te cacher, recommencer à zéro. C'est générateur d'angoisses en ce qui concerne ton avenir, ta sécurité matérielle. Peur qu'il te retrouve, te poursuive...
Fuire si tu as des enfants, c'est te rendre hors la loi, c'est prendre la lourde responsabilité d'assumer seule tes enfants en étant dans l'illégalité.
Fuire, c'est te sentir définitivement impuissante à changer les choses dans ta vie, c'est accepter de vivre avec ce sentiment d'échec qui détruira encore plus ton estime de toi.

      Avoir recours à la justice, est surement la meilleure voie, à la seule condition que tu aies retrouvé au fond de toi les outils qui te manquent pour ne plus preter le flanc aux abus! Sinon, tu ne pourras pas convaincre les juges et tu sortiras de là, encore plus détruite, encore plus meurtrie, et infiniment persuadée que ta vie n'est dédiée qu'à l'échec.
Si tu n'as pas évacué de ta nature ce qui t'a amené à devenir une complice silencieuse bien malgré toi, ce qui t'empeche au fond de toi de réunir l'énergie et la volonté de lutter pour l'équité, et ce qui te fait en permanence lui trouver des excuses, tu iras tout droit vers une non reconnaissance de ton statut de victime. Et c'est bien là le problème. La justice n'est pas préparée à reconnaitre comme victime quelqu'un qui n'arrive pas à se positionner en "mode défense", ou dans l'affirmation de soi.
C'est à dire, qui:
1: subit un aveuglement nourri par la peur de réagir ouvertement
2: A un manque important d'estime de soi
3: Présente une naiveté certaine sur les motifs des autres.

      Je ne te dis pas cela pour t'accabler ou te faire peur, mais pour te donner les pistes qu'il te faut maintenant explorer au fond de toi pour trouver la seule porte de sortie possible: modifier en toi ce qui t'a maintenu dans cette position de victime.

      Alors, seulement, tu sortiras gagnante de cette histoire. Ton bourreau t'aura permi d'épanouir en toi celle qui n'était que l'ombre d'elle meme. Ta vie prendra une toute autre tournure, et tu auras enfin les outils pour te réaliser.


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L
<br /> Cela me fait du bien de lire ce site, je suis depuis 27ans avec un pn et j'ai accepté trop d'humiliation mais j'ai peur de partir, je suis sous emprise et c'est dur!!!je ne peux l'aimer il m'a trop<br /> fait souffrir et pourtant je n'arrive pas à partir, peur des répercutions. Je me sens nule d'être si peureuse, mes enfants et amies me soutiennent et veulent me voir partir, ça serait une belle<br /> revanche et j'essaie de me conditionner pour "oser" faire le pas.Je rêve de liberté vous ne savais pas à quel point. Libre, je crois cela trop beau pour pouvoir se réaliser! c'est bête, c'est<br /> peut-être ça être sous l'emprise!<br /> J'espère en lisant tous ces bons conseils et m'en nourrir y parvenir,<br /> merci d'aider des femmes comme moi, j'espère que d'autres y parviendront...et moi aussi un jour. A bientôt et continué à nous donner l'espoir.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br />   Merci! J'espère avoir bientôt la possibilité de témoigner qu'il est possible de trouver au fond de soi la<br /> liberté d'être Soi-même. Cette liberté qui nous permet de soulever des montagnes et d'ouvrir son coeur, même à ceux qui nous ont fait souffrir.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> Merci beaucoup Linou pour votre message plein de bon sens. C'est toujours bon de lire de vraies personnes de chair et de sang.Lui, était vide de toute humanité et c'est inimaginable qu'il ait pu se<br /> rendre si nécessaire à mes yeux. Le psychiatre m'explique que j'ai fait sur lui un transfert d'archétype, c'est très intéressant, il m'assure avec certitude, que je sortirais grandie par ce<br /> cauchemar, cette "décérébralisation" machiavélique. Mais c'est LONG !<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Votre psychiatre a bien raison! Continuez....vous êtes en bonne voie. Mille soutiens...<br /> <br /> <br />
S
<br /> Celui qui m'a détruite, continue à me harceler en me faisant convoquer au commissariat pour des choses que je n'ai pas faites(rayer sa voiture etc). Il a trouvé d'autres proies sur Nantes et me<br /> nargue. Que puis-je faire pour ne plus souffrir de ces attaques. Psy, anti-dépresseurs et prise de conscience me semblent encore insuffisants. Merci.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Vivez....vivez votre vie pleinement sans vous occuper de lui. Igorez tout de lui, il n'existe plus à partir de maintenant. Si vous le pouvez, changez de numéro de téléphone... et pourquoi pas de<br /> lieux de vie. Entourez vous d'amis et prenez le plus possible ces convocations au commissariat comme l'expression de sa seule faiblesse: il n'a plus que cela pour se rappeler à votre bon<br /> souvenir...et c'est bien pitoyable. Prévenez les policiers qu'ils sont devenus ses outils pour vous harceler et qu'ils participent à son jeu sordide. Quitte à déposer plainte si l'abus est<br /> manifeste. Entourez-vous d'amis, ne restez pas seule. La vie sera d'autant plus belle quand vous en serez sortie.<br /> <br /> <br />