La souffrance parentale
La souffrance parentale peut à mon avis être regardée sous deux angles différents:
> La souffrance visible, celle de l'âge qui rend douloureux, qui fait perdre l'autonomie et qui pose la question de l'avenir qui se raccourcit, l'approche de la mort...
> La souffrance invisible, celle qui ne s'exprime pas car elle n'est pas assez consciente pour pouvoir poser des mots qui sauront la définir. Elle s'exprime au travers de leurs actes, de leurs pensées et dans leurs relations, et ce, tout au long de leur vie.
J'entends la première. Elle est naturelle. Elle prend de l'ampleur dans notre société car elle semble être un tabou. J'essaye de l'accompagner, d'y apporter des réponses pratiques. J'essaye de l'adoucir en recentrant nos échanges sur l'aspect positif des expériences que la vie leur a donné, du savoir-être que leur âge leur a permis d'acquérir. Je suis patiente quand ils cherchent leurs mots ou lorsque tout prend du temps.
En revanche, je me suis construite au travers du filtre de leurs souffrances invisibles. Ce sont elles qui ont donné une définition de moi-même. Inconsciemment ils m'ont transmis très tôt la peur de l'existence, la peur de l'autre.
Leur besoin de contrôle m'a par la suite niée, vampirisée. Leurs souffrances ont ouvert une brèche en moi qui a permis à d'autres, aux souffrances identiques, de s'engouffrer en moi, jusqu'à me disloquer.
La souffrance "à être" de mes parents, leur habileté à l'enfouir, et leur incapacité à la surmonter m'ont fait plonger dans un univers faussé, tronqué, mais qui était ma seule référence possible pendant presque 40 ans.
Ce n'est qu'après avoir sombré que j'ai eu la "chance" d'être aidée à ouvrir cette petite porte sur toute cette souffrance cachée.
J'ai pu alors m'individualiser, me construire, découvrir que mes parents portaient en eux la boussole de mon chemin de vie.
De là est né un profond respect envers eux, une empathie pleine et joyeuse. Je suis maintenant apte à les écouter, les guider, les accompagner. Je sais que quoiqu'il arrive, si on sait "trouver cette petite porte", toute souffrance parvient à s'apaiser.
> La souffrance visible, celle de l'âge qui rend douloureux, qui fait perdre l'autonomie et qui pose la question de l'avenir qui se raccourcit, l'approche de la mort...
> La souffrance invisible, celle qui ne s'exprime pas car elle n'est pas assez consciente pour pouvoir poser des mots qui sauront la définir. Elle s'exprime au travers de leurs actes, de leurs pensées et dans leurs relations, et ce, tout au long de leur vie.
J'entends la première. Elle est naturelle. Elle prend de l'ampleur dans notre société car elle semble être un tabou. J'essaye de l'accompagner, d'y apporter des réponses pratiques. J'essaye de l'adoucir en recentrant nos échanges sur l'aspect positif des expériences que la vie leur a donné, du savoir-être que leur âge leur a permis d'acquérir. Je suis patiente quand ils cherchent leurs mots ou lorsque tout prend du temps.
En revanche, je me suis construite au travers du filtre de leurs souffrances invisibles. Ce sont elles qui ont donné une définition de moi-même. Inconsciemment ils m'ont transmis très tôt la peur de l'existence, la peur de l'autre.
Leur besoin de contrôle m'a par la suite niée, vampirisée. Leurs souffrances ont ouvert une brèche en moi qui a permis à d'autres, aux souffrances identiques, de s'engouffrer en moi, jusqu'à me disloquer.
La souffrance "à être" de mes parents, leur habileté à l'enfouir, et leur incapacité à la surmonter m'ont fait plonger dans un univers faussé, tronqué, mais qui était ma seule référence possible pendant presque 40 ans.
Ce n'est qu'après avoir sombré que j'ai eu la "chance" d'être aidée à ouvrir cette petite porte sur toute cette souffrance cachée.
J'ai pu alors m'individualiser, me construire, découvrir que mes parents portaient en eux la boussole de mon chemin de vie.
De là est né un profond respect envers eux, une empathie pleine et joyeuse. Je suis maintenant apte à les écouter, les guider, les accompagner. Je sais que quoiqu'il arrive, si on sait "trouver cette petite porte", toute souffrance parvient à s'apaiser.
Publicité